Les images de scanner d’une infection à SARS Cov 2 (COVID-19) ne sont pas spécifiques mais assez évocatrices en contexte épidémique.

Il s’agit typiquement de plages de verre dépoli à prédominance sous pleurale, basale et postérieure. Ces images en verre dépoli peuvent être en plages ou nodulaires et s’associer à un crazy paving.

Il peut également coexister des images de condensation en bandes ou nodulaires.

Le scanner est alors « très évocateur », « compatible », « non évocateur » ou « normal ».

L’évolution peut se faire vers la majoration de l’atteinte ou vers la régression des lésions.

La quantification de l’atteinte est importante et révélatrice du niveau de gravité même si la clinique prime. Elle peut être minime (<10%), modérée (10-25%), étendue (25-50%), importante (50-75%) ou critique (>75%).

Le scanner peut être injecté à la demande du prescripteur en cas de suspicion d’embolie pulmonaire, notamment en cas d’aggravation inexpliquée de la symptomatologie.

Parfois, le patient est asymptomatique et la découverte d’images évocatrices du virus est fortuite sur un scanner réalisé pour un autre motif (notamment des douleurs abdominales).

La radiographie thoracique n’a pas sa place pour le diagnostic.

Bibliographie :

Model-based Prediction of Critical Illness in Hospitalized Patients with COVID-19

Schalekamp, C.M. Schaefer-Prokop
Radiology. 2020

Coronavirus Disease 2019 (COVID-19): A Perspective from China
Zi Yue Zu, Long Jiang Zhang
Radiology. 2020

RadioGraphics Update: Radiographic and CT Features of Viral Pneumonia
Hyun Jung Koo, Kyung-Hyun Do
Radiographics. July-August 202